Démarche

Brigitte Camus
De Sophie Blachet

Graveur depuis 15 ans, Brigitte subit un bouleversement important dans sa vie personnelle.
Son travail va immédiatement évoluer aussi bien dans le fond que dans la forme.
 
Attachée au travail par séries, Brigitte Camus peint. Aquarelle, lavis, fluo sur papier blanc et noir sont autant de moyens pour écrire son histoire, celle que l’on ne raconte pas mais celle que l’on exorcise.
Une maladie, un champ de coquelicots, un coucher de soleil en 2011 et tout s’affole, tout change, tout est chamboulé, tout est déformé et enfin, tout reprend forme.
Du figuratif contemplatif qui permettra à Brigitte Camus de lutter contre la maladie, ses peintures deviennent plus automatiques, plus abstraites plus réelles comme si la peinture et son corps étaient enfin libres.
 
« Le sang des coquelicots », « Le chant des rouges », « Le rouge et le noir » et enfin « l’Adieu » sont les titres des séries d’un an de travail, un an pendant lequel son état mental va évoluer sa peinture aussi.
 
Dans « Le sang des coquelicots » et « Le chant des rouges » Brigitte Camus est enfermée dans la maladie, elle peint de façon automatique la mort et la vie par la prolifération des coquelicots comme Yayoi Kusama ses points rouges.
Cette énumération automatique et systématique de coquelicots de plus en plus abstraite fait tourbillonner le spectateur dans un univers enivrant et effrayant qui ne peut plus faire la différence entre le rouge-couleur et le rouge-sang.
 
Chaque être humain évolue mais Brigitte Camus, elle, change très vite effrayée d’être rattrapée par la mort ; très vite « le rouge et le noir » dépeindra cette peur inconsciente.
Exorciser par la superposition, l’accumulation d’aquarelles, l’excès d’eau, véritable défouloir, les formes seront tristes et dramatiques.
 
Janvier 2012, enfin. « L’Adieu », nouvelle série, nouveau changement. Message d’espoir.
Cet adieu qui se veut particulièrement joyeux dans le monde de la vie est retranscrit sur papier noir, encre sombre, seul le fluo permet de comprendre l’espoir, la vie.
 
Ces quatre séries nous emmènent dans un monde unique et singulier fait de beauté et de tristesse, de désespoir et d’espoir.
 
Virtuose des mots, Brigitte Camus n’en avait plus assez, plus d’assez précis pour décrire, faire comprendre, rejeter une partie d’elle-même.
 
Alors la main a servi son propos, autrement, de façon aussi noble, aussi prenante.
 
 

Démarche générale

Brigitte Camus


Je travaille depuis longtemps par séries en privilégiant les glissements thématiques, sémantiques et symboliques, le rapport entre réalités et imaginaire,   et le rapport entre les formes visibles et les formes invisibles qui surgissent de façon aléatoire.

J’ai établi des passerelles entre mes différents modes d’expression et les mediums que j’utilise :
aquarelle, encre, gouache, peinture chinoise, pigments acrylique, peinture fluorescente.
De même, j’ai installé des ponts entre mes différents supports et techniques. Ainsi, actuellement, après 12  ans de pratique en gravure, je transpose l’eau forte vers l’eau et des mediums très fluides dans mes peintures.
Le trait du burin sur la plaque de cuivre se mue en traces et dessins à l’encre sur le papier ou la toile.  Les textures,  le vernis mou, les puits de lumière  le double encrage et  les encres fluo sont autant de portes de transfert pour la peinture où je superpose pigments, aquarelle, encre et peinture fluo. 
La matière est omniprésente mais toujours « fluide » se fondant dans l’espace pictural. Les approches que j’ai privilégiées sont des questionnements techniques-le rapport entre le solide (le trace du sillon) et le fluide (l’eau et l’eau forte), le trait et la forme,   qui sont  en lien avec mes questionnements sur la vie :
le rapport entre le vide et le plein, le bruit et le silence, l’action et la contemplation, les paradoxes.

Ces orientations se traduisent, de plus en plus, par la présence de dessins dans mes peintures.
Et même si l’actualité, un événement, une émotion, une rencontre peuvent être des déclencheurs, la constante reste de tenter de dépasser l’anecdote, la narration, qui peuvent être réductrices et je travaille par séries et par thèmes.

Je tends vers l’onirisme, le rêve, le fantastique avec une approche poétique, spirituelle et philosophique. je suis guidée par ce qui survient et advient, tant il m’apparaît que nous sommes des messagers, des « transcripteurs » de  ce qui nous dépasse et ne nous appartient pas.

 

 

 

Gravure :
Démarche artistique

(français et anglais).

 

La gravure pour Brigitte Camus artiste, également auteure artistique et peintre, n’est pas le prolongement de la peinture mais le choix d’un mode d’expression à part entière qu’elle explore depuis 1997.

Plus de 12 ans de pratique dans l’Atelier Contrepoint, l’ancien atelier 17 de Stanley William Hayter, à Paris, lui ont permis d’expérimenter différentes techniques et de se confronter à un environnement international stimulant puisque cet atelier crée en 1927, accueille historiquement des artistes du monde entier.
C’est donc avec des graveurs chinois, japonais et coréens, dans les échanges, la recherche, la collaboration , que Brigitte Camus a appris le burin sur cuivre et zinc, la technique de l’eau forte et la méthode des couleurs simultanées, spécificité de cet atelier.
Brigitte Camus développe son univers centré sur les mondes archétypaux.
Les gravures « Prière » et « constellations » ou les séries de paysages, eaux fortes et burin sur cuivre, conçues et tirées par l’artiste, entrent dans ce contexte où le concept a moins d’importance que la charge poétique et onirique induite par le rapport entre le visible et l’invisible qui révèle ce qui est occulté en nous et chez celui qui regarde.

 

Etching, for Brigitte Camus, also artistic author, is a way of creation and experience which goes far beyond painting.
She has been working etching since 1997 in the famous « Atelier 17 » created at Paris in 1927 by Stanley William Hayter, printmaker, draftsman and author, born in Great Britain and active in France and United Stades.

After Hayter s’ death in 1988, « Atelier 17 », where famous artists worked, becomes « Atelier Contrepoint », and artists from all over the world come to work in a spirit of exchange.
Brigitte Camus learns etching and engraving on cobber and simultaneous colour printing, specific to « Atelier Contrepoint » with Chinese, Japonese and Corean artists.
Brigitte Camus s’ universe refers to archetype and inner worlds linked with relationship between visible and invisible ; thas is the story and the sense of the two engravings and etchings on cobber «  Prayer » and « constellation and of the landscapes «  created by the artist.
Concept is not so pregnant as poetic feeling, and dreamlike worlds which disclose and reveal us from the depths or ours beings.

 

 

 


 

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